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Forum de la guilde "Murmures", une guilde Gilnéenne du serveur Kirin Tor

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Une Nuit dans le Bois de la Pénombre.

 
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Mylène Schiele
Chaperon Rouge


Joined: 13 Jan 2011
Posts: 7

PostPosted: Tue 18 Jan - 19:46 (2011)    Post subject: Une Nuit dans le Bois de la Pénombre. Reply with quote

Mylène s’était enfermée dans sa chambre, dans cette « auberge » pleine de toiles d’araignées, dans le camp des Worgens où, elle et ses nouveaux compagnons de route, s’étaient invités. C’était déjà le milieu de la nuit, et pourtant, elle était là, assise sur le fauteuil, face au mur. Ses cheveux sales s’étaient de nouveaux détachés, lui tombant à moitié sur le visage, comme une mare de sang qui s’étalait sur sa tête. Sa tête était penchée, comme si elle ne faisait plus l’effort de la tenir droite. Son regard était perdu dans le vague, comme souvent. Elle repensait à cette scène qu’elle avait vécue, quelques heures avant. L’interception de Tamara, le mauvais esprit qu’elle avait atteint au front, avec sa dague, la veille. Elle s’était penchée sur le lit du petit Jack, sans doute pour lui causer du tort, avant que Fergus ne l’interrompt avec son fusil. Mylène revoyait parfaitement l’image. La petite fille penchée sur le petit garçon. Lentement, un sourire vint lui déchirer la face. Ils étaient si rares que les muscles de sa tête ne savaient plus comment desserrer sa bouche, et détendre les traits de son visage. Ses yeux s’étaient allumés, bien que son regard restait vague. Elle se perdait dans ses pensées, ou dans son imagination…




La scène aurait pu être beaucoup plus plaisante à son goût. Elle était plongée dans son esprit, comme dans un rêve éveillé, elle vivait son fantasme. Elle regardait la petite fille sale et inquiétante, se pencher sur l’enfant, qui restait immobile, tétanisé par la peur. Tamara avançait lentement sa main blanche et abimée vers la chemise de Jack, qu’elle agrippa soudainement, alors qu’elle riait comme une petite fille amusée. Le petit garçon n’osait pas bouger. Alors, la petite fille tira sur la chemise, en perdant son sourire en une fraction de seconde, prenant un regard noir, pénétrant et dominateur. Jack fut secoué, et la chemise céda, se déchira, dévoilant le corps enfantin de la victime, toujours immobile. La petite fille, toujours maussade, passait alors sa main sur le torse découvert, dans une caresse lente et malsaine. Mylène contemplait la scène, et pris une chaise qui était à côté d’elle, la tourna, pour s’asseoir dessus à califourchon. Elle posa alors sa tête au-dessus du dossier, en spectatrice perverse. La petite fille continuait, en défaisant sa robe blanche tâchée et souillée, de sa main libre. Celle-ci tomba, dévoilant un corps d’enfant que la Gilnéenne parcourait de son regard enflammé de désir. Jack n’avait plus peur, et se redressait lentement, approchant son visage de celui de l’esprit, comme pour s’offrir à elle. Soudain, la vision se troubla, alors que les murs et le sol se tordaient dans des crissements psychédéliques. Tamara se mit à hurler, et se retourna vers Mylène, courant, les bras en avant. Peu à peu, son visage se transformait, tandis que des poils poussaient sur le corps nu de la gamine. Mylène n’eut pas eu le temps de réagir, que l’enfant-loup lui sauta au visage, et la lacéra de ses crocs et de ses griffes, dans des hurlements furieux retentissants.
 


Mylène sortit de sa torpeur, et fixa le mur en face d’elle, de ses yeux dilatés, le cœur battant fort et vite, des gouttes de sueur se mêlant à la crasse de son visage. Elle déglutit difficilement, et se leva, inspectant sa chambre rapidement. Elle eut l’impression de voir une ombre traverser la pièce, en toute vitesse. Elle entendit un rire, d’abord joyeux et enfantin, qui finit par devenir roque et machiavélique. Elle marcha alors dans sa chambre, stressée par le bruit de ses propres pas sur le plancher grinçant. Elle tourna en rond presqu’une heure, avant de venir s’asseoir sur son lit inconfortable, épuisée par les nerfs.


Elle se déshabilla, et se laissa ensuite tomber, allongée sur le dos, sur le matelas. Ses mains caressaient son corps lentement, alors que ses yeux devenaient flous à nouveau. Ses doigts arrivèrent à son entre-jambe, elle sentit alors ces proéminences dispersées qui ornaient son orifice. Elle ferma alors les yeux, s’immobilisant. Les images de son père, dans sa chambre, à Gilnéas, revinrent torturer son esprit. En quelques secondes, elle vit défiler les minutes douloureuses qu’elle passait avec lui, étant petite… Les larmes finirent par s’échapper de ses yeux déjà rouges, alors qu’elle les réouvrait, les laissant regarder le plafond, sans raison. Lui revint la sensation qu’elle avait, lorsqu’elle essuyait le sang mêlé à cette liqueur qui coulait d’entre ses cuisses, pendant les nuits où elle devenait sa mère… Son cœur se serrait si fort, et si étroitement qu’elle était à deux doigts de le vomir.


Mylène finit par s’endormir, bercée par les cauchemars de son passé et par ses névroses.
_________________
Mylène Schiele.

"Là, sous l'apparence, gît le blême..."


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PostPosted: Tue 18 Jan - 19:46 (2011)    Post subject: Publicité

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William Heartfield
Grand méchant loup


Joined: 06 Oct 2010
Posts: 124
Localisation: Nantes

PostPosted: Wed 19 Jan - 12:40 (2011)    Post subject: Une Nuit dans le Bois de la Pénombre. Reply with quote

(HRP: je mets mon texte ici car ça correspond à la même nuit chronologiquement parlant, si ça pose problème, dis le moi Mylène, je déplacerai /HRP)

Bois-de-la-pénombre...William avait de prime abord trouvé l'endroit intéressant. Bien de sinistre, la profonde forêt, où les volutes de brume s'effilochaient sur les branches basses, rappelait l'ambiance de certaines forêts de sa Gilnéas natale.C'était peut-être pour ça qu'il s'était laisser surprendre. Il avait tant cœur à retrouver une terre d'accueil qui ne lui soit pas complètement étrangère. Le fille fantôme lui avait sauté dessus avant même qu'il ait pu réagir mais la douleur avait réveillé sa part worgens et malgré les soins prodigués, la douleur restait telle que son corps, d'instinct, refusait de reprendre forme humaine. Il avait donc dû s'endormir sous cette forme, appréhendant d'avance les songes que la nuit lui apporterait.

Malgré ses efforts pour repousser le sommeil, William s'endormit, terrassé par la fatigue, la faim et les émotions, ils en avaient trop vu, trop de misère et de douleur dans leur voyage jusqu'ici. Etait-ce cette fatigue, la morsure reçue ou bien le fait d'être sous forme worgen? Toujours est-il que les rêves vinrent vite, ou plutôt les cauchemars et contrairement à la croyance populaire, on ne se réveille pas soudainement d'un cauchemar, non on boit le calice jusqu'à la lie.

Le Gilnéen se revit comme jadis, fringuant sous-lieutenant venu soutenir le Prince Liam alors que le royaume était en alerte suite aux secousses qui avaient ébranlé le Mur. Les gardes avaient signalé des silhouettes inquiétantes mais on n'avait plus aucune nouvelle. son rêve rejouait fidèlement les événements, William à la tête de son unité avait été prendre position à l'une des portes de la ville. Les grilles étaient fermées mais ils restaient attentifs. Ce fut au milieu de la nuit alors que la pleine lune donnait une allure fantomatique à toute chose que des hurlements retentirent dans la ville elle-même.

Malgré leur envie d'aller voir de quoi il retournait, les soldats restèrent à leur poste, leurs ordres étaient clairs et William leur avait rappelé qu'on comptait sur eux pour assurer la sécurité de cette grille. Cependant ils écoutèrent avec une inquiétude et une nervosité croissante les hurlements lupins et les cris humains qui se mêlaient dans la ville. William discutait avec son sergent pour savoir s'ils devaient se porter renfort des troupes en ville quand ils entendirent les premiers tirs. Le sous-lieutenant ordonna à son unité de lever le camp pour se mettre en ordre de combat, cependant ils ne ferait feu qu'à son ordre. Ils n'avaient pas fait cent pas que, sautant des toits, les worgens fondirent sur la troupe. La surprise fut totale et les monstres tuèrent une demi-douzaine d'hommes avant même qu'ils puissent réagir. Puis les soldats se ressaisirent et s'organisèrent. Impossible de tirer à cette distance, un corps-à-corps furieux commença mais il était biaisé dès le départ et les worgens eurent des pertes mais terrassèrent les gilnéens. William lui-même s'était battu comme un diable mais un worgen lui sauta sur le dos et manqua de lui arracher l'épaule en refermant sa mâchoire dessus alors qu'il cherchait sa gorge.L'officier ne dut la vie qu'à son sergent qui éventra la bête. Les deux hommes se mirent dos à dos pour faire face mais c'était perdu d'avance. C'est alors que retentit le fracas d'un canon et que le monde sombra dans un chaos de pierre, de chair et de feu mêlés. Le monde disparut alors et les ténèbres et le silence lui laissèrent place.

William reprit conscience bien plus tard. Il faisait toujours nuit mais la lune avait changé de place dans le ciel. La seule vue de l'astre lunaire le fascina un moment malgré la douleur sourde qui émanait de son épaule en sang. Son esprit était brouillé alors qu'il s'extirpait de sous les corps de ses hommes et des worgens. Blessé en divers endroits, il tenait plus ou moins debout, son bras gauche pendant le long de son corps. Incapable de se concentrer, il regarda autour de lui d'un air hagard. Puis il réalisa: les worgens allait prendre la ville...Il devait rejoindre les siens, les protéger! Alors il se mit en route, le sang lui battant les tempes, sa blessure le brûlant de plus en plus mais qu'importe. Ce fut alors qu'il arrivait enfin en vue de la maison familiale que la malédiction s'abattit sur lui, ne laissant plus qu'un fauve assoiffé de sang et de violence en lieu et place de l'homme. Si seulement le fauve n'avait pas eu de souvenir....Mais non, il se rappelait la peur des humains qu'il avait trouvé dans la maison, il sentait encore le goût de leur chair faible et la chaleur du sang dans sa gorge et il n'en finissait pas de se repaître d'eux...


C'est là alors que le cauchemar se faisait douloureusement lancinant qu'il relâcha enfin son étreinte sur William. Il se réveilla, le poil trempé de sueur et vomit de la bile à même le sol, l'impression d'avoir le goût du sang dans la gueule persistant. Il se leva et voulut se passer un coup d'eau sur le visage mais voyant ses "mains" griffues, la réalité de ce qu'il était désormais le rattrapa. Il devrait vivre avec ces souvenirs atroces, avec cet aspect bestial...du moins jusqu'à ce qu'un moyen de lever la malédiction soit trouvé. Et il chercherait, oui il chercherait. Il retourna sur la paillasse et s'allongea pour réfléchir au meilleur moyen d'y parvenir, prêtant une oreille distraite aux hurlements nocturnes des worgens sauvages qui hantaient la région.


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